L’éthique est-elle un sport de riche ?

Chaque jour, à la tête de notre petite entreprise, nous devons prendre de nombreuses décisions. Certaines de ces décisions nous conduisent à nous interroger sur le plan éthique…

En effet, on peut ressentir une contradiction entre le respect d’un certain nombre de règles morales et le développement de son chiffre d’affaires ou de sa marge…

  • La sincérité par exemple est-elle compatible avec l’action commerciale ? Doit-on dire toujours la vérité à un prospect ?
  • Qui privilégier lorsque l’intérêt du client et l’intérêt de l’entreprise semblent diverger ?
  • Pourquoi ne pas profiter de l’ignorance technique de ce client pour augmenter la marge sur cette affaire ?

Autant de questions que nous sommes nombreux, chaque jour, à nous poser…. Alors ! Quelles réponses possibles ? Comment se construire une éthique professionnelle ? Quelle déontologie adopter ?

Trois référentiels indiscutables pour l’éthique et la déontologie

  1. La loi
    C’est une évidence, mais ne l’oublions pas !  La législation peut fournir très rapidement la réponse à notre dilemme. Et assurer la sécurité juridique du dirigeant est une bonne chose…
  2. Le code de la profession
    Certaines professions se sont dotées d’un code éthique, d’une charte déontologique. Souvent nés d’un travail de réflexion de professionnels expérimentés, ces documents fournissent un excellent cadre.
  3. Notre propre référentiel
    C’est une évidence : nous n’avons pas tous le même sens moral. Ce qui semblera normal à certains en choquera d’autres. Prenons le temps de recul nécessaire pour écrire nos propres règles et valeurs.

Quatre recommandations pratiques pour construire son éthique professionnelle

  1. L’alignement :
    « Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un être et l’existence qu’il mène ? »  Cette phrase d’Albert Camus doit clairement nous guider dans la construction de notre éthique professionnelle. Veillons à ce que nos actes et nos décisions soient alignés avec nos croyances et convictions.
  2. La pratique d’aucune concession :
    L’éthique n’est pas un sport de riche ! Grande est la tentation en effet, lorsque la situation est difficile, de vouloir faire quelques concessions avec sa déontologie. Surtout pas ! Jamais. Dès lors que l’on s’est donné un cadre, respectons-le tout le temps. Ce n’est qu’à cette condition que notre éthique professionnelle va avoir de la valeur.
  3. La protection de l’actif le plus fort :
    L’actif le plus fort d’une entreprise ne se lit pas dans son bilan : c’est la confiance que lui font ses clients. C’est aussi l’actif le plus fragile. « La confiance des clients arrive à pied ; elle repart à cheval ! » Un proverbe plein de bon sens, qui sonne comme une évidence. Seul le respect sans faille d’une véritable éthique professionnelle préserve la confiance des clients.
  4. L’appel à un déontologue :
    Parfois, nous pouvons ressentir une grande difficulté à prendre certaines décisions… Qu’il s’agisse d’un conseil avec lequel on travaille régulièrement, d’un confrère expérimenté, d’un ami entrepreneur ; nous avons intérêt à pouvoir compter sur une ressource pour nous aider à trancher dans certaines situations !

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *